chimie
les traitements et teintures chimiques des textiles
Les traitements chimiques des textiles
 

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Avant le tissage, la fibre est encollée afin que le fil résiste mieux à l’opération mécanique. Elle est souvent mêlée à des fils synthétiques. Suivent les opérations de désencollage à la soude le dégraissage à l’ammoniaque, un dernier nettoyage à la soude caustique pour le coton, à l’acide sulfurique pour la laine. Le blanchiment se fait à l’eau de Javel, le chlorite de soude qu’il faudra déchlorurer au bisulfite de soude, avant rejet dans l’environnement. L’eau oxygénée est encore trop peu utilisée pour blanchir la laine.

Les teintures contiennent des agents tels que azobenzène ou anthraquinone, des fixateurs tels que le chrome, responsable de cancers et des métaux lourds tels que plomb, nickel, zinc ou cuivre. On les absorbe par la peau et ils s’avèrent dangereux car ils sont stockés par l’organisme. Et on les retrouve dans les rivières.

Les éclaircissants optiques que l’on retrouve dans les lessives font risquer des allergies.

La mercerisation durcit et fait briller le fil. La fibre de coton est ainsi dénaturée et perd ses qualités de d’absorption et de souplesse.

Le traitement anti-rétrécissage ou sanforisation se réalise par le mélange des fibres avec des fils synthétiques ou par

étirement mécanique, il est donc sans danger pour la santé du consommateur.

Le traitement Sanfor-2 utilise le formaldéhyde dangereux car allergisant voire provoquant le cancer de la peau.

Le traitement Sanfor-set à base de l’ammoniaque et d’un foulage mécanique, pollue les rivières.

Le traitement qui évite le repassage du coton utilise aussi le dangereux formaldéhyde.

Les traitements insecticides (anti-mites) anti-bactériens et les fongicides contiennent du mercure qui pénètre la peau,

Chlore-phénol et formaldéhyde.

Pour adoucir le contact du tissu, on utilise des acides gras sulfurés et de la paraffine.

L’anti-feutrage consiste à gainer la fibre de polyuréthane ou de chitine.

Les traitements de la laine

Les fibres sont débarrassées des impuretés et lavées à l'aide de cristaux de soude ou de détergents synthétiques, dégraissées à l’ammoniaque, désencollées à la soude caustique. Elle peut aussi bien être trempée dans un bain d’acide sulfurique.

Les traitements insecticides sont des composés chlorés, de l’urée et des composés de dyphénil,

les anti-bactériens et fongicides, tels que Eulan, Asept, Acryptol, sont aussi dangereux que le formaldhéyde.

On trouve aussi du chlore-phénol et des composés de mercure.

Certains apprêts comme le lustrage, font intervenir des résines urée-formol ou mélanine-formol.

Le traitement anti-feutrage de la laine utilise des solutions de chlore, les polyamides qui salissent de grandes quantités d’eau.

Le consommateur souhaitant laver les lainages en machine, se voit proposer une fibre dénaturée, gainée de polyuréthane. Or en bio, on a mis au point un procédé anti-rétrécissement qui utilise des enzymes, il est utilisé pour les chaussettes.

Les métaux lourds comme le fer et l’aluminium, le chrome se retrouvent dans les teintures et les agents de mordançage. Ils font encourir de sérieux risques pour la santé. Par ailleurs, ils ont un effet de cisaillement qui fragilise la fibre. Fort heureusement, la laine fixe bien la teinture. Bien dosée, elle ne donne pas lieu à des effluents importants. La laine est souvent mélangée avec des fils synthétiques.

La soie est affinée à l’aide d’acide sulfurique de carbonate de soude. Puis elle est blanchie à l’eau oxygénée à laquelle on ajoute silicate et carbonate. Elle est alourdie à l’aide de produits chlorés, soufrés et phophatés. La soie ainsi traitée aurait des effets mutagènes.

Les traitements pour toutes les fibres

Les adoucisseurs de fibres sont dérivés de matières végétales et animales ou utilisent des liaisons d’amonium, Siloxane et des acides gras modifiés.

L’hydrophobisation se réalise à l’aide de produits à base de soudeainsi qu’à l’aide de paraffine, d’aluminium, de sels de zirconium, d’émulsions de silicone, d’émulsions de silicone, de fluorocarbonates; Les effets sur la santé de tous ces produits ne sont pas bien connus.

Les traitements anti-microbiens « Sanitized », « Actifresh », « Durafresh », « Sanigard », « Biogard » ont pour base des liaisons quaternaires d’Amonium, Diphénol, Imidazole, des liaisons d’étain des dérivés salicyliques, sulfate de néomycine, éthylène-glycolcréent au minimum, des risques d’allergie et des pollutions de l’environnement.

L’ignifugation utilise des composés carbonés et des liaisons phosphorées et pour la laine, des complexes de zirconium et de titane.

Les traitements des fils synthétiques

On améliore les qualités d’absorption de celles-ci par des émulsions polyamides, polyacryl, silicones quioccasionnent de grandes dépenses d’eau.

La réduction de la brillance des tissus synthétiques, utilise une sarabande de produits les uns les plus dangereux les uns que les autres, par exemple, l’essence de pin, le phénol, le baryum, le sulfate de zinc, le cobalt, les sels de chrome, l’oxyde de titane, le formaldéhyde. Les effets sur la santé peuvent donc être allergie, cancers et les effets sur l’environnement sont confirmés.

Les traitements antistatiques peuvent provoquer des problèmes de peau.

Les traitements destinés à protéger la surface du tissu (anti-pilling, anti-torsion) contiennent de polymères vinyliques et acryliques.

Pour les tissus d’ameublement, on limite la fixation des poussières en utilisant dess polymères fluoro-carbones .

Les traitements fongicides utilisent des composés contenant mercure, chlore, phénol et formaldéhyde.