Tout doit-il être équitable dans un produit équitable ?
« Le cas complexe du chocolat » Emmanuel JEUDY http://base.d-p-h.info
Aux Pays-Bas, Max Havelaar labellise le chocolat fait de cacao équitable. Pour des raisons de prix, de qualité et d’impact pour les producteurs, l’ organisation n’exige pas des fabricants européens l’incorporation de sucre équitable. En Suisse, le même label exige un sucre de canne équitable. En effet, le sucre de betterave est produit pour moitié en Europe où il est subventionné. Le sucre de canne fait vivre des producteurs du Sud et est plus avantageux que le sucre de betterave, soutiens déduits.» Cette logique demande à être décryptée. Suivre l’exemple des produits de l’agriculture biologique apportera plus de transparence au produit équitable. Dans un cas, un minimum d’ingrédients équitables donne droit à l’appellation «équitable». Dans l’autre, on pourrait étiqueter des pourcentages d’équitable. Maintenant, faut il considérer le poids ou le coût des ingrédients équitables ? Va-ton considérer le coût des matières premières ou celui des opérations de transformation. Ne faut il pas intégrer la question du transport? On donnera donc une prime à la valeur ajoutée aux pays producteurs qui transforment leur matière première. En mettant en rapport coûts équitables et coûts totaux de commercialisation sur notre marché, nous encouragerons la transformation sur place. »